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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:45


Extra-Terrestres au Cinéma #2 _ Critique de  copa738

La terre tremble. Des éclairs, par dizaines, pas centaines, par milliers frappent tout près et souvent au même moment. Quelque chose a bougé. Là, sous nos pieds, le danger nous guette. D'immenses machines aux faux airs de tripodes sortent de la terre, terrassent tout ce qui passe par là grâce à un rayon laser. Cette fois, c'est la guerre, la guerre des mondes.

Remake astucieux et bien pensé de la célèbre Guerre des Mondes de Byron Haskin (adaptation du roman de H. G. Wells) qui ne brille pas par ses effets spéciaux, le film de Spielberg arrive à un moment où on ne l'attends pas. Cette reprise du film raté de 1953 apporte un gros coup de souffle au mythe de Wells en s'appuyant sur des effets spéciaux novateurs et en ciblant directement des personnages attachants. Cependant, l'histoire de la Guerre des Mondes n'est pas si facile que ça. C'est un drame familial sous fond de guerre contre les méchants extraterrestres qui viennent nous prendre notre jolie terre polluée. On pourrait se demander se qu'ils peuvent bien vouloir faire de ce vaste dépotoir. Mais ce cher Steven Spielberg ne nous en laisse pas le temps. Dès lors, une course poursuite infernale se dévoile. Plus les péripéties s'enchainent, plus les rapports entre Ray et ses deux enfants se dégradent. Ray doit faire face au monstre seul, sans le soutien ni l'aide de ses enfants qui commencent à faire tout pour lui pourrir la vie. Le metteur en scène accentue le côté très américain de la famille (dès que Ray s'échappe avec ses enfants, tout le monde croit que ce sont des terroristes, dû au traumatisme du World Trade Center). L'intrigue se poursuit et on apprends vite que ces tripodes ne sont en fait que d'immenses machines servant d'entrailles à la terre. Enterrées ici depuis des milliers d'années, elles sont pilotées par des aliens qui ont gagnés leurs ''véhicules'' en transperçant la terre par les éclairs. On continue alors dans cette route où on s'identifie de plus en plus à cette petite famille déchirée en deux. Les enfants veulent rejoindre leur mère, Ray n'attends que ça pour se mettre en sécurité. Après plusieurs actions périlleuses qui mettent constamment nos cœurs en dangers et nos nerfs en pelote, les trois arrivent sains et saufs dans leur foyer, trop facile me direz vous, mais ce happy-end à la fois foireux et émouvant soulage un public au bord de la dépression nerveuse. Un final rassurant et une magnifique explication en voix-off, pour poursuivre le début du commencement.

Si l'intrigue est royalement simpliste, les effets spéciaux peuvent en prouver le contraire. Mais pas seulement, Spielberg arrive à nous transporter vers de nouvelles sensations, inédites dans un film de science-fiction. Comment ne pas exploser de rire quand Tom Cruise projette violemment une tartine de beurre de cacahuète sur la fenêtre ? Comment ne pas haïr cette petite fille qui se plaint tout le temps ? Comment ne pas verser une larme devant cette scène mythique des milliers de cadavres qui flottent sur la rivière ? Comment ne pas être choqué lors de la scène où Ray tue son compagnon de cave après avoir bandé les yeux de sa fille pour ne pas qu'elle voit et qu'elle entende ce que son père va faire ? Comment ne pas être déboussolé après la pseudo-mort de Robbie (qui revient miraculeusement à la vie en fin de film, un élément qui a perturbé le bon système émotionnel du film, lui donnant un sens un tantinet plus irréel) ? Comment ne pas retenir sa respiration (en motif de soutien aux protagonistes) lorsque les aliens s'introduisent dans la cave ? Comment ne pas frémir dans la scène de l'enlèvement de Rachel dans un paysage peuplé par des herbes rouges et des marres de sangs (une fois les humains tués, les monstres pompent le sang pour ensuite de dégager sous une sorte de vapeur rouge qui se transforme en végétaux écarlates) ?

Il est difficile de ne pas éprouver de sentiments envers ces gens qui traversent une passe difficile. Spielberg joue sur l'émotion et y invite ses petits effets visuels faits maison pour nous chambouler. Un train en flamme, un bateau qui se renverse, et nous voilà une nouvelle fois pris d'assaut par ce festival de trucages exceptionnels servis par des acteurs convaincants jusqu'au bout. Si nous restons scotché sur notre siège jusqu'à la dernière minute, on prends le temps aussi de respirer dans les trop peu nombreux moments de calme. Mais le réalisateur ne veut pas faire des aliens un unique ennemi, il démontre aussi que l'homme peut-être une sale ordure quand il est question de survivre. Il est difficile de croire en cette scène où Ray et sa famille se font prendre leur voiture (qui est la seule qui marche, bien évidemment). Mais ce remue-ménage mortel et sanglant n'est qu'une triste vérité, une réalité peut-être dure à comprendre. Et c'est un peu traumatisés, perturbé que nous assistons à la crucifixion des méchants extraterrestres (après une mise à mort made in humains) plus naturelle que jamais. L'air était devenue insupportable pour les méchants, dès lors qu'ils posaient leurs mandibules gluantes sur terre, ils étaient condamnés. Avec cette fin, Spielberg émerveille tant elle coule de source mais tant elle est imprévisible (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire) et c'est avec ce mot de fin qu'il conclut un film mouvementé par les problèmes sectaires de Tom Cruise (il était plus préoccupé à l'époque par la scientologie que par le film, ce qui lui valut quand même son plus gros cachet empoché lors d'un tournage d'un film) et par un budget conséquent. Au final, La Guerre des Mondes est un excellent film qui vous fera passer un agréable moment de frissons, de larmes et d'action. Alors oublions ces quelques éléments un peu faciles, oublions ces faux raccords et ces erreurs d'inattention. Nous sommes devant un chef d'œuvre d'originalité et de beaux graphismes, et c'est juste ça qui compte.



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Published by BenLCDC - dans Thèmes en Sixte
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 14:02


 Extra-Terrestres au Cinéma  #1

Un article avait déjà était publié sur ce blog, mais je ne voyais pas comment ne pas inclure Alien 3 dans ce Thème des Extra Terrestres, c'est poruquoi il est réécrit ( il est donc différent de l'ancien). Pourquoi Alien 3 alors que LE mythe est le premier réalisé par R. Scott, tout simplement car c'est bien celui de Fincher qui fait vraiment office d'apogée de la saga. Explications.

Chaque Alien étant réalisé ( pour l'instant , avant Alien Prequel ) par un réalisateur différent, tout en restant évidemment dans une même logique, il sont tous frappés d'une marque de fabrique spécifique au réalisateur, si pour Scott la réussite se percevait dans l'épuration essentielle de l'œuvre pour facilité l'immersion flippante du spectateur, Cameron avait foiré son coup, en démultipliant tout les éléments du premier opus : plus de soldats, plus d'Alien, plus de ci, plus de ça...
 Alien 3 se démarque d'entrée, par son souffle chaotique, on sait dès les premières minutes que Fincher nous embarque dans un cauchemar effroyable. Plus qu'une simple continuité, le réalisateur va nous soumettre à une épreuve de force, un voyage entre terreur et méditation, aux origines de la peur, et de la nature profonde de l'Homme. Fincher va s'écarter du sentier battu par Scott et caillassé par Cameron, il fait le choix de démystifier l'Alien, de ne le percevoir plus que comme une créature biologique, sensible, en tant que palpable, visible, et plus comme une entité omnipotente, un fantôme inaccessible. Pour cela il a été souvent décrié par les fans de la saga, qui voyait en l'Alien l'ennemi parfait, toujours supérieur, mais de la sorte Fincher relance l'intérêt de l'intrigue en plaçant le monstre d'égal à égal avec l'Homme. Aussi il propose une réflexion plus pointue, et franchement bien sentie dans cette logique " d'égal à égal ", sur ce qu'est la monstruosité, qui de l'Homme ou de l'Alien est le plus monstrueux ? Question anodine au premier abord mais qui se révèle bien plus complexe devant l'étalage de vices attribués à l'Homme dans le film. Le pessimisme du réalisateur fait de ce duel autrefois au sommet, une joute de bassesse entre des êtres qui s'appuie sur les défauts de l'autre par lâcheté. Il semble que le message soit clair, l'Alien pour Fincher n'est que le reflet que l'Homme ne veux pas voir. Ainsi le réalisateur détrône l'Homme de sa toute-puissance auto-attribuée, de sa prétendu bonté naturelle, de sa force morale longtemps évoqué et défendue qui doit le faire logiquement triompher de tous les maux. Féroce, animal, Alien 3 découpe, arrache, dévore tout sur son passage, toujours à cran, l'expérience en devient oppressante, et génialement diabolique. Ne sachant jamais sur quel pied dansé, quel clan défendre, le spectateur se voit imposé une objectivité louable dans un film de ce genre, objectivité sur laquelle Fincher va jouer, il titille nos affects, ne se privant de rien, il jouit d'une liberté quasi-totale qui lui permet d'être toujours surprenant et aiguisé.
 S'appuyant sur des références artistiques nombreuses et osées dans ce contexte, Fincher déballe son inventivité sans borne, et parvient à faire naître de l'intérêt pour chaque éléments du films, pourtant farcis en protagonistes et en informations. Toujours sur le fil du rasoir, Alien 3 n'épargne personne, contre pied parfait au film de Cameron car moins prétencieux, iil n'en demeuree pas moins vif, carnassier, en plus d'être le summum de la saga il est un must de la SF, incontournable.



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Published by BenLCDC - dans Thèmes en Sixte
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