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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 21:54

Extra-Terrestres au Cinéma #2 _ Critique de Frakkazak


« Ce ne sont que des gens ordinaires, dans des circonstances extraordinaires. » dit Lacombe (François Truffaut) à ses collègues.

Avec cette unique réplique, on peut capter une grande partie de l’essence de ce film, apparu à une époque où Spielberg n’était connu que pour ses Dents de la Mer. On retrouve ainsi une brochette de personnages (Roy, alias Richard Dreyfuss en tête) qui ne comprennent pas ce qui leur arrive, et se retrouve pris au milieu de phénomènes « nouveaux » : l’arrivée d’OVNI. On a ainsi un début de film assez angoissant, où des choses disparues depuis des décennies refont mystérieusement surface, où des personnes se retrouvent avec des coups de soleil au beau milieu de la nuit, et où le matériel électronique s’affole subitement. On ne voit (presque) rien, tout est sous-entendu, laissant le spectateur en proie à son imagination quant aux intentions de ces visiteurs extraterrestres. Et là, miracle : les OVNI passent au-dessus de la tête de nos « héros », qui loin d’être effrayés, se retrouvent émerveillés par leur profilage, leur éclairage, et leur aérodynamisme. Ces étrangers sont magnifiés, et laissent ces gens tous plus banals les uns que les autres béat d’admiration. La quête commence alors : retrouver les visiteurs, et comprendre le sens de tout ceci.

En parallèle, le co-créateur d’Indiana Jones nous livre la vision des scientifiques et autres militaires sur la chose. On obtient alors une des scènes clés du film, à savoir le chant des indiens, qui est un enchantement pour le spectateur de par ces chœurs, faisant vibrer les tympans par une mélodie ô combien simple (5 notes), mais ô combien prenante. Le pivot du film est mis en place de ce côté-ci des protagonistes.

S’en suit une course effrénée entre ces « gens ordinaires » et l’équipe de recherche pour comprendre le sens de tout ceci. Alors que d’un côté Roy semble sombrer dans la folie, essayant de se débrouillé grâce à des intuitions apparues suite à sa rencontre du 3ème type, Lacombe de son côté fait confiance à la Science, aux témoignages rationnels, et à tout autre indice tangible. Ainsi on retrouve très vite Roy et les autres témoins anodins de ces évènements surnaturels confrontés au scepticisme et au désir de secret  des autorités, qui les font passer pour plus fous qu’ils ne le semblaient déjà au près de leurs proches.

C’est enfin dans un final musical et harmonieux que les deux types de protagonistes se retrouvent, face à ce fameux troisième type, pour une audacieuse confrontation, où le thème sonore de John Williams est exploité dans toutes ses variantes, pour finalement livrer la plus belle des leçons à ces scientifiques qui interfèrent avec des plans qui sont bien au-delà de leur portée. Un final magnifié tant sur le fond que sur la forme, qui conclue un film au rythme varié, alternant entre tension, épouvante, admiration et perplexité. Ces différentes émotions se retrouvent subjuguées par l’arrivée de ce dénouement, elles sont entremêlées dans un discours musical imagé, qui ne peut que faire rêver.



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Published by BenLCDC
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commentaires

Frakkazak 21/09/2010 14:06

Pour ce qui est de Dreyfuss, je ne l'avais vu que dans les Dents de la Mer avant ça, où je l'avais beaucoup aimé. Et pour avoir vu le film en version dvd, j'ai trouvé la qualité de l'image très bonne, sans vieillissement. Le seul truc qui m'a un peu déçu c'est que l'on voit finalement la tête des extra-terrestren et surtout, que celle-ci est assez banale.

copa738 18/09/2010 09:17

Me voilà encore bien embarrassé : je n'ai pas aimé ce pseudo-chef d'oeuvre de Spielberg. Pourquoi ? Je me pose encore la question et ça fait près d'un an que j'ai vu le film. Certes, j'ai pu le voir sur une cassette enregistrée de mauvaise qualité, mais ce n'est pas pour ça que je n'ai pas adhérer. D'une, je n'aime pas du tout Richard Dreyfuss (le rôle de Roy est l'un des plus laids que je n'ai jamais vu), et de deux car le spectateur subit le film, ne sait rien, ne voit rien du tout (les couleurs du film sont très noires). Les effets visuels sont saisissants et la scène finale reste un grand moment de cinéma, en effet. Mais je trouve en revanche que l'image a mal supporté les épreuves du temps et que la mise en folie de Dreyfuss est surjouée et mal faite. Je reste sceptique après la vision de ce film, j'en suis le premier désolé croyez-moi !

Zic-mu


 

 

 
 

 

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