Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 11:25


Bonjour, cette critique va faire état de la folie de son auteur, ou plutôt de tout ce qui trotte dans sa tête après avoir vu son premier Godard, ouai je sais bonjour le cinéphile à chier.

"Il y a vie dans envie, j'ai envie, donc je vie ". Il y a art dans Godard aussi, il disait : " Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d'autre chose ? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout. " Pierrot le fou - " Je m'appelle Ferdinand " - en est l'illustration la plus probante dans son exaltation du cinéma en tant qu'art des arts.
Qu'est ce sinon un appel à la vie, au rêve, à la vie de rêve car sans rêve la vie ne vaut plus d'être vécue. Une balade, chantée, dansée, lue. Une balade à pied romancée, car la voiture trop mécanique a brûlée, un tableau, un livre, une ode, une idylle. Un parfum, de France, de folie, de vagues, d'amour et de guerre froide, chaleur aussi, dans la vie, chaleur dans l'humeur, dans le sourire de Marianne, reine de France pour un instant et Pierrot - " Je m'appelle Ferdinand " - de la Lune, éternel rêveur dont la chandelle est morte avec son rêve de livre et d'écriture. Ah ils font rire, tout les deux, ces deux icônes, ces modèles de furieux de vivre, ils font rire l'intello et l'existentialiste, autant que les références un peu trop nombreuses de Godard pour son art, celui qui l'aime, ou celui qu'il s'évertue à montrer qu'il connait. Ah c'est de la faute à Pierrot  - " Je m'appelle Ferdinand " - c'est lui le double maléfique du cinéaste qui veut étaler sa culture littéraire et sa culture picturale ? Parce que le cinéma est la synthèse magique des deux, oui pourquoi pas. Et oui, bien bel éloge du cinéma, donc de la vie, de l'OASIS, du paradis sur terre, de l'épicurisme ou l'hédonisme, de l'amour mais pas trop, de la vie tout simplement, qui ne dure qu'un temps, qu'un moment et s'éteint, brutalement. A quoi ça sert tout ce qu'on fait si c'est pour laisser derrière nous notre vie, à quoi ça sert qu'il y est des autres si c'est pour ne pas s'y intéresser, " on dit juste 115 tués, on ne sait pas à quoi ils pensaient à ce moment là, si ils pensaient à leur femmes, à leurs maîtresses, on dit juste 115 tués". M. GodART, a de l'idée, de la passion enchantée, un amour invétéré pour l'art, pour son art, le cinéma, M. Godard à de l'amour, pour l'art qu'est la vie.

Je me demande si j'ai aimé le film parce qu'on m'as dit qu'il est bien, ou parce qu'il a vraiment eu un effet sur moi, je ne sais pas. Je me pose souvent cette question.



Partager cet article

Repost 0
Published by BenLCDC - dans Critique
commenter cet article

commentaires

Gagor 04/09/2010 22:39

Oui, moi aussi je me pose cette question souvent, c'est étrange, mais ça doit bien arriver à tous... Sinon, on m'avait fortement conseillé ce Godard, pour commencer son oeuvre. J'ai détesté (j'avais 14 ans, peut-être un peu jeune), et du coup, je n'ai jamais plus osé aller voir un film de Godard (j'ai délibérément loupé le dernier, Film Socialisme). Peut-être le regarderai-je dans quelques années, et peut-être l'adorerai-je? En tout cas, belle critique, même si je trouve Godard prétentieux lorsqu'il s'exprime (l'interview-fleuve du mois de mai dans Télérama, dans laquelle il crache sur tout). Bonne continuation!

Zic-mu


 

 

 
 

 

Recherche