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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 19:54
MK2 Diffusion  Une journée d'automne ordinaire pour les élèves, cependant certains préparent un massacre.
Difficile tâche qu'est juger ce film tant il apparaît comme salutaire et novateur, trop plat ( même si c'est volontaire ) pour choquer, trop important pour dénigrer. Un film fait de contrastes, qui dépeint d'un œil neutre mais toujours avec poésie le malaise des jeunes qui se désolidarisent dans leurs différences. Réaliste au sens où il navigue de vie en vie dans un lycée des plus communs abritant des élèves communs, au sens où la rupture de l'idylle au cauchemar se fait sous une incompréhension hypnotique partagée par le spectateur.
Puis irréel quand il transcende les élèves en des êtres gracieux iconiques parfois étrangement héroïque et paradoxalement vrais, puis quand toute une fusillade se déroule dans le silence d'un dernier souffle, là encore hypnotisant et faisant outrageusement surgir des instinct vicieux. Van Sant laisse ici l'appréciation des faits à son spectateur, comme il la laisse à ses personnages pendant le film. En fait le film nous demande de ne pas juger le fait en lui même mais les causes qui y ont mené, c'est intelligent, et là je fais référence directement à la scène du piano, une subtilité très 1er degré pour symbolisé le contraste d'une jeunesse en balance entre passions et raison là où la réalité d'un monde corrompt l'innocence juvénile, comment ne pas y voir une réincarnation d'Alex mais dans une Orange pressée mécanisée, machinée. Cependant le film ne m'a pas laissé bouche bée, horrifié, désappointé, révolté, peut être parce que les tueurs n'ont rien de plus vils que les autres élèves peut être parce que ce n'est pas le but d'éprouver quelque chose, je perçois cela comme un défaut mais peut être est-ce une qualité ? Elephant est certes d'une neutralité sans faille, mais ne nuit elle pas à un film dont l'objet est un drame qui aurait valu la peine d'une plus grande prise de position ? Tant de questions si peu de réponse c'est sans doutes la cause d'une si grande admiration des critiques, mais j'y vois comme un message qui essaie de passer en douce là où il pourrait passer en force, à vouloir faire de la poésie visuelle à l'encre bleue en la ponctuant par l'encre rouge, Van Sant s'enferme dans un paradoxe des genres qui doit son salut seulement à une rupture éclair, qui aussi fracassante soit elle, ne doit pas être une permanence dans son œuvre cinématographique.

MK2 Diffusion


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Published by BenLCDC - dans Critique
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