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Le
problème de Cosmopolis n'est pas l'ambiguïté qu'il soulève, c'est celle qu'il incarne. Le film m'a parlé, car il ressemble à mes copies de philo — dans la forme, pas toujours dans
le fond — avec des notions balancées tout de go, des concepts, à la recherche d'absolu(s) (pourquoi se limiter au sujet quand on a des choses à dire sur tout ?), mais c'est surtout ce côté
absolument déconstruit qui veut chercher la pureté de la réflexion qui m'a attiré chez Cronenberg. Le problème c'est qu'il faut y accéder, et que, des fois, comme le bonhomme veut pas non plus
faire un bide, il balance des thèses un peu plus creuses et entendues, sur le capitalisme et le nihilisme notamment. Il faudrait retenir la démarche, hasardeuse et tellement manipulatrice qu'elle
finit par se manipuler elle-même, malheureusement trop bavarde pour s'égarer, s'envoler. On en revient toujours à la dualité entre la réflexion ordonnée mais
oublieuse, et la quête de la vérité qui nécessite de se perdre dans le brouillard des pensées. On fait l'un ou l'autre M. Cronenberg, les deux ça donne un truc moyen, comme mes
dissertes de philo.
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