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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 18:42
  L'évolution de la vie humaine au sein de l'infini espace temps, de la préhistoire, à l'infini, en passant par une mission spatiale...

 2001 marque LA rupture dans le cinéma de science fiction, il apparaît technologiquement au dessus, et le contenu parfois apparaissant comme hors de portait discréditera tout les films sortis après.
 
    Que d'efforts, que d'efforts à fournir pour n'arrivait à extraire ne serait-ce qu'une idée, qu'une interprétation, ne dégager qu'un embryon de piste, une référence philosophique, c'est d'ailleurs le film qui en a permit le plus à travers le monde. Kubrick va nous amener faire un voyage, dans l'espace mais aussi dans les pensées, il va par la même changer à tout jamais le cinéma, et la manière d'aborder le 7eme art.
   En premier lieu, le réalisateur va condensée l'évolution primaire de l'homme dans une séquence montrant l'évolution sociale de singes ( symbole de l'Homme primitif ). Kubrick va ainsi découper cette évolution en marquant des ruptures, telles l'apparition de la possession ( l'étang ) puis l'apparition de la technique, ainsi que l'émergence d'une puissance transcendante : le monolithe noir On peut y entrevoir une référence bibliques en ce sens, que cette apparition donnera lieu au premier meurtre, et l'acquisition de connaissances, aussi le monolithe apparaît comme l'entité qui est à l'origine du début de l'humanité. Kubrick malgré ces évidentes consonances parvient à faire sans cesse plané un délicieux mystère sur ses réelles intentions. Sa vision très subjective de la préhistoire n'en reste pas moins plausible et démontre une vraie analyse sociale reposant sur des faits avérés actuels du comportement humain, Kubrick omet volontairement des étapes essentielle de l'évolution, telle l'écriture, c'est que l'aspect transmission de savoir ( but de l'écriture ) ne l'intéresse pas puisque son ellipse de 4 millions d'années va rendre évident les progrès de l'Homme, il lui suffisait donc de montrer l'apparition de la technique et en mon sens l'aspect religieux du monolithe, puisque inexplicable, intriguant et transcendent. C'est ainsi qu'on se retrouve en orbite tout ce temps passé, une ellipse, grâce à un fondu enchaînant la chute de l'os jeté par le singe au vaisseau. Pour Kubrick la conquête spatiale est donc après l'apparition de la technique la deuxième évolution majeure de l'homme puisque ces l'espace l'enjeu et le thème central du film.
 
         C'est dans cet environnement extra-terrestre que Kubrick va faire preuve d'une inventivité visionnaire, lorsqu'il va montrer la dépendance inquiétante de l'Homme vis à vis de la technique ( cf. les ordres donnés à HAL ) puis dans les nouvelles technologies qu'il emploi ( cf. visiophone... ). De plus cette technologie à visage humain, est donc perverse, elle apparaît comme proche de l'Homme mais elle ne le trahira que plus. L'exemple de HAL peut ainsi montrer la présence de la symbolique dans le film, notamment sur les formes, comme l'explique Joris Guilbert : " L'ordinateur Hal représente à lui seul les deux formes parfaites du film, le rectangle et le cercle, c'est-à-dire l'organique et l'inorganique, l'artefact construit et l'intelligence biologique ". Aussi Kubrick a su contextualisé son oeuvre pour lui donner plus de force et d'impact sur le spectateur, puisqu'en 1968 ( date de sortie du film ) les USA livre une bataille spatiale à l'URSS, et vont un an plus tard posé le premier homme sur la Lune, alors qu'avec Spoutnik l'URSS avait pris l'avantage dans la conquête de l'espace. Cette bataille l'espace et la connaissance peut se percevoir dans le film lors de la conversation du D'un point de vue strictement matériel Kubrick est donc déjà très en avance mais la réelle portée du film n'est elle pas plus qu'un film avant gardiste, une vraie réflexion sur l'essence et l'avenir de l'Homme ? En effet au fur et à mesure de l'avancée du film on s'aperçoit de plus en plus du désir voir plus loin chez Kubrick, de repousser les limites du possible. C'est pourquoi les dialogues sont moins présents, il veut au travers de l'image filmée, montré ce que les mots ne peuvent décrire. C'est alors que la deuxième apparition du monolithe peut faire office de clap de fin comme il fût le commencement 4 millions d'années auparavant. Kubrick joue donc avec le temps, et par la même avec notre perception floue de l'infini qu'il va s'amuser à habillée de manière très élégante pour le moins.
 
                   

                                                                                                                                                                             En ce sens la troisième partie du film est très intéressante, elle va pousser à la limite la recherche de l'infini lorsque l'astronaute Bowman entre dans une ouverture spatio-temporelle pour ensuite se voir dans une chambre étrange, aux décors classiques, de là il se verra vieillir jusqu'à sa résurrection dans un fœtus astral planant au dessus de la terre; Cette renaissance typiquement Nietzschéenne justifie ainsi l'emploi de la musique " Ainsi parlait Zarathoustra " œuvre de Nietzsche, qui racontait l'avènement du surhomme et la mort de Dieu, ce surhomme dans le film apparait très clairement avec cette renaissance, signe d'immortalité et donc de divinité. De plus Nietzsche affirmait que l'histoire était cyclique, se répéter sans cesse, ce que l'on voit dans le film, puisque la vie de l'Homme recommence, et par la même l'Histoire universelle recommence. Cette dernière séquence du film est en mon sens la plus intéressante, elle apparaît comme un aboutissement concret de la réflexion de Kubrick sur ce que nous réserve le temps. Le réalisateur sans affirmer percevoir le mystère de l'évolution délivre ici des idées intéressantes dont il est impossible d'en éplucher tout les sens et les interprétations.
     

      


      En somme si 2001 : L'Odyssée de l'Espace est certes, un monument, une révolution, une rupture dans le cinéma, qu'il est une des références des plus louée, il est avant tout un sujet de réflexion immense sur ce qu'il peut y avoir de plus infini, le temps, l'esprit, la vie, l'évolution. Plus qu'un film 2001 est une encyclopédie subjective filmée.

 


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Published by BenLCDC - dans Critique
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commentaires

million dollars baby 06/07/2010 10:16

Oui ne soit pas trop sévère :) Je ne relis pas mes articles, mais bon je vais essayer de le faire maintenant car ça le fait pas trop, mais il y en aura toujours un peu ! Merci pour le compliment sinon et bonne continuation

mymp 05/07/2010 23:19

Au-delà de la réflexion de la dernière séquence et de son aboutissement, comme tu le soulignes, cette scène (à partir du voyage vers l'infini) est l'un des plus grands moments hypnotiques du cinéma. Je ne m'en lasse pas. J'avais eu la chance, il y a plusieurs années, de découvrir pour la première fois 2001 au ciné sur un écran géant (pour ses 30 ans je crois), et le voir de cette façon changeait complètement la donne par rapport au format télé (je l'avais toujours vu ainsi). J'ai pratiquement eu la chair de poule pendant tout le film. Une de mes plus grandes expériences ciné en tout cas. Et bravo pour ton article - on passera sur les quelques fautes d'orthographe ;) -, ça va peut-être me motiver pour réécrire le mien de façon aussi fouillée !

million dollars baby 04/07/2010 17:10

Exactement : Une expérience hors norme !

copa738 03/07/2010 12:52

Deux mots : UNE CLAQUE !

Zic-mu


 

 

 
 

 

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